Ça y est. La décision est tombée et la Cour de cassation l’a confirmé. Rexhino Abazaj, surnommé Gino, sera extradé vers l’Allemagne. Après la Hongrie qui réclamait son extradition depuis 2023, c’est l’Allemagne à son tour qui le pourchassait.

Gino est accusé de violences sur des néonazis à Budapest, violences qui ont eu lieu lors du jour de l’honneur, qui sert à commémorer la Waffen-SS et les collaborateurs hongrois. Gino faisait alors partie d’une contre-manifestation.

Comme le rappelle son comité de soutien dans un communiqué, il risque aujourd’hui 10 ans de prison et une seconde extradition vers la Hongrie, qui le réclame toujours et où il risque 24 ans d’emprisonnement. Il sera alors, toujours sous la menace de torture blanche, soit des conditions de détention inhumaine (filmé non stop, sans communication vers l’extérieur possible, placé à l’isolement…)

Soutenu par deux avocats ( Laurent Pasquet-Marinacce et Youri Krassoulia), ainsi que de nombreuses personnalités politiques ( Thomas Portes, Elsa Faucillon, Sandrine Rousseau…) ainsi que d’écrivains( Annie Ernaux, Eric Vuillard), tous s’alignent pour alerter sur cette décision qui menace la sécurité de Gino ainsi que sa vie.

Salomé L.

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