Le ministre de l’Intérieur s’est exprimé au micro de France Inter et a estimé qu’il ne devait aucune excuse. Défendant les interventions des forces de l’ordre face au mouvement lycéen, il s’est ainsi justifié : « elles sont menées dans la plus grande proportionnalité» . Pourtant, ce sont dix enquêtes qui ont été ouvertes par l’IGPN.

«Quand vous avez des dégradations, quand vous avez des professeurs qui sont menacés, quand vous avez des risques d’intrusion, on ne peut pas concevoir autre chose qu’une intervention de police ou de gendarmerie selon la zone de compétence pour rétablir l’ordre public»
Mais du coup, quand des lycéens perdent des yeux, des mains, sont blessés à cause de vos policiers, comment intervient-on ? Quand les profs absents ne sont pas remplacés ? Quand les élèves n’ont même pas de tables pour étudier ?
«En revanche, et j’insiste là-dessus évidemment, cette intervention s’effectue dans la plus grande proportionnalité, c’est la règle, c’est le cadre légal d’usage des armes intermédiaires par les forces de l’ordre»
Sauf qu’on l’a vu ce matin, vos policiers ne respectent rien, pas même les conditions d’utilisation des grenades assourdissantes…
« Je ne vais pas présenter mes excuses [aux lycéens]. Il y a des enquêtes judiciaires en cours, on verra si les responsabilités sont établies. En revanche, j’adresse un message de soutien aux forces de sécurité intérieures blessées. »
Laurent Nuñez ne veut pas présenter ses excuses, mais nous, nous ne voulons ni de lui, ni de sa police. Car tout le monde déteste la police, il ne l’a pas assez entendu ?
Salomé L.





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