Demain, à 14h, à République, une grande journée de mobilisation est prévue. Un rendez-vous donné par l’Union étudiante et l’Union syndicale lycéenne (USL). Une mobilisation rejointe par une intersyndicale de l’Éducation nationale.

Plus de moyens humains et matériels pour leurs établissements
Pas de chauffage, absence de plafond dans les toilettes, manque de matériel, les vidéos sur le lycée Blaise Cendrars dans le 93 témoignent de la maltraitance institutionnelle. Et ce n’est pas le seul lycée à en souffrir. Le lycée Marcelin-Berthelot à Pantin avait aussi fait parler de lui il y a quelques semaines. Entre rats, cafards, moisissures et champignons sur les plafonds, fenêtres cassées ou qui ne s’ouvrent plus, les lycées de banlieues se retrouvent abandonnés par les institutions. Le 7 octobre dernier, une fenêtre était d’ailleurs tombée sur une agente de restauration, qui avait dû aller aux urgences.
Des emplois du temps moins lourds, car beaucoup sont confrontés à des 8h/18h tous les jours, des classes moins chargées, plus de profs et de remplaçants, la rénovation des bâtiments et supprimer les inégalités territoriales, soit avoir droit aux mêmes conditions d’éducation que dans des établissements parisiens. En somme, les lycéens réclament des conditions décentes pour pouvoir étudier correctement.
Le privé les a formés, le public les fait parler
Ces blocages sont dénoncés, évidemment, par des politiciens qui, finalement du public, n’y connaissent rien.
Dans la liste, Bruno Retailleau. Il s’est clairement opposé au mouvement, jusqu’à demander l’interdiction de LFI, qu’il accuse d’organiser l’insurrection autour des blocages. Ironique, quand on sait qu’il a suivi une scolarité au sein du lycée Saint-Gabriel à Saint-Laurent-sur-Sèvre, établissement privé catholique en Vendée.
Sébastien Lecornu, quant à lui, a été scolarisé à Saint-Adjutor, établissement privé à Vernon. Et avec ce parcours, il dénonce l’« instrumentalisation » et une « surenchère irresponsable » autour du mouvement…
Pareil pour Valérie Pécresse qui dénonce les blocages, et parle elle aussi d’« instrumentalisation » des lycéens et de « caïds et voyous » empêchant les autres d’étudier. Elle a été scolarisée à Sainte-Marie de Neuilly, établissement privé. C’est sûr qu’à Neuilly, les « voyous » devaient être bien cachés…Dommage, on aurait pour une fois bien voulu la voir debout.
Ce ne sont pas les seuls, mais ils ont en commun cette ironie : ils nous expliquent l’école publique depuis les bancs du privé. On dirait des hommes, qui s’emparent du féminisme…
En somme, contre le blocus de l’école publique : signé par ceux qui l’ont évité, mais nous demain, nous serons à République, pour s’insurger contre les inégalités territoriales et l’abandon institutionnel.
Salomé L.





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